Énergie et environnement
MEQ se positionne sur le système de plafonnement et d'échange des droits d'émission de GES
Le gouvernement prévoit mettre en place prochainement un système de plafonnement et d'échange des droits d'émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises qui émettront plus que 25 000 tonnes métriques en équivalent de CO2 sur une base annuelle devront couvrir leurs émissions par l'intermédiaire d'une bourse du carbone. Quoique favorable à un système de marché pour encourager la réduction progressive des émissions de GES, MEQ s'oppose à différents éléments du projet de règlement devant régir le système de plafonnement tel que proposé par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).
En particulier, le gouvernement ne reconnaîtra pas les efforts de réductions effectuées avant 2007 des entreprises qui ont fait preuve de proactivité dans l'amélioration de leur bilan environnemental. Cela réduit fortement les vertues incitatives du nouveau marché du carbone. Par ailleurs, certaines règles édictées par le ministère nous semblent relativement rigides et nous craignons un marché dysfonctionnel du fait d'une participation contrainte des entreprises et donc hésitante. Le tout pourrait limiter la liquidité du marché qui pourrait, conséquemment, s'avérer insuffisante. Ajoutons que la vision du gouvernement n'est pas précisée au-delà de 2020 ce qui, avec d'autres éléments réglementaires, laissent planer beaucoup d'incertitudes quant aux conditions d'affaires pour les entreprises manufacturières. Au cours des prochaines semaines, Nous allons faire des représentations politiques auprès du gouvernement à cet égard. Nous proposeront des avenues en faveur d'un système moins contraignant et plus propice à un véritable développement durable.
Lien vers le mémoire de MEQ, Un système nécéssaire, mais à repenser
MEQ prend position au sujet du développement des gaz de schistes
MEQ est intervenu le 22 novembre dernier, dans le cadre des consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), afin de souligner son soutien à l'augmentation des approvisionnements de gaz naturel au Québec et de rappeler que la conciliation entre économie et écologie passe par un système d'innovation dynamique et orienté vers de nouvelles technologies.
