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Chroniques

Mars 2017 / Entrevue avec Pierre Marc Johnson, avocat-conseil chez Lavery et négociateur en chef du gouvernement du Québec pour l’AECG

Février 2017 / Entrevue avec M. Éric Marquis, Délégué général du Québec à Chicago

Janvier 2017 / Entrevue avec M. Michel Audet, Délégué général du Québec à Bruxelles

Décembre 2016 / L’Accord Canada-Union européenne en voie d’adoption

Novembre 2016 / Changer votre mode d'expédition avec CN

Août 2016 / Une culture de formation forte : un impact direct sur la productivité 

Juin 2016Téléchargez le guide gratuit de Gaz Métro et apprenez-en plus sur les différents enjeux que votre entreprise pourrait rencontrer

Avril 2016Exportation : les nouveaux défis des manufacturiers québécois

Mars 2016 / Est-ce que le succès de votre entreprise est une question de chance ?

Février 2016 / Prendre de l'avance en investissant dans nos gens - un gage de succès ! 

Décembre 2015 / Pas de récession, pas de reprise

Novembre 2015 / Le Mexique surpasse maintenant le Canada comme deuxième exportateur vers les États-Unis - Éric Tétrault

Octobre 2015 / Osez la réussite - Marie-Ange Bourdon

 
   

Infolettre / Toute l'actualité de Manufacturiers et Exportateurs du Québec

Pour recevoir l'infolettre de MEQ, écrivez à manon.savoie@meq.ca

 


 


Mars 2017 / Entrevue avec Pierre Marc Johnson, avocat-conseil chez Lavery et négociateur en chef du gouvernement du Québec pour l’AECG

 

Pierre Marc Johnson

Avocat conseil

Lavery

Q : M. Johnson, concrètement, expliquez-nous les bénéfices de la ratification de cet accord pour les entreprises exportatrices québécoises ?

R : La première chose à laquelle je pense est, bien évidemment, l’accès privilégié à un marché de 500 millions de consommateurs.

Pour les entreprises exportatrices déjà actives sur le territoire européen et celles qui désireront conquérir ce nouveau marché, l’élimination de la quasi-totalité des tarifs douaniers aux portes de l’Union européenne représente un avantage concurrentiel majeur pour les entreprises d’ici par rapport à leurs concurrents en provenance des États-Unis, du Japon, de la Chine et de nombreux pays du Pacifique qui n’ont pas conclu un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Il y a quelques exceptions sur certains produits sensibles, comme des produits agroalimentaires exclus ou sujets à des quotas et certaines catégories de véhicules automobiles et de navires pour lesquels l’élimination des droits de douane se fera progressivement sur une période de transition allant jusqu’à sept ans. À terme, ce sont 98% des tarifs qui seront éliminés de part et d’autre, dont 100% des tarifs sur les produits industriels.

Un autre bénéfice important dépasse quant à lui le cadre des opportunités pour les entreprises exportatrices et touche plutôt l’ensemble de l’économie québécoise. Il s’agit de la position géographique et de la situation unique du Québec, qui bénéficiera d’un accès libre à deux des plus grands marchés au monde grâce à l’AECG et l’ALENA. Avec l’entrée en vigueur de l’AECG, le territoire québécois deviendra une porte d’entrée autant pour les entreprises américaines qui veulent atteindre le marché européen que pour les entreprises européennes qui veulent accéder à celui des États-Unis. Cette situation risque fort bien de mener à de nouvelles opportunités de partenariats et d’investissements appréciables en territoire québécois. C’est un avantage concurrentiel non négligeable qu’il faudra saisir pour profiter pleinement de l’AECG.

Q : Quelles sont les stratégies pour profiter du potentiel de cet accord ?

R : Bien que l’accord ait été ratifié le 15 février dernier et que le traité prévoit la possibilité d’une mise en application provisoire rapide pour toutes les clauses qui relèvent uniquement du Parlement européen, il faut s’attendre à un délai de trois à quatre mois pour la réelle entrée en vigueur.

Ceci dit, les entreprises québécoises, accompagnées par les deux paliers de gouvernement, doivent, dès maintenant, s’y préparer et devront tout mettre en œuvre pour innover dans leur pratique. L’innovation sera plus que jamais essentielle à la réussite des PME du Québec.

Maintenant que les autorités gouvernementales du Canada et de l’Union européenne ont conclu un accord pour faciliter la libre circulation des marchandises, des personnes et du capital entre les deux territoires, il faut se donner les moyens de rejoindre et communiquer efficacement avec les nouveaux partenaires et clients potentiels.

Afin que les PME du Québec puissent rencontrer plus facilement leurs futurs partenaires et clients, il faut créer des occasions d’échanges par des moyens technologiques, des missions commerciales et des plateformes de dialogues qui accroissent significativement l'accès des PME aux marchés publics et privés européens, mais également à ceux de chacun des pays membres de l’UE et même à ceux de chacune des municipalités.

Il faut multiplier ces initiatives ! Les gouvernements ont un rôle à jouer, mais ils ne peuvent le faire seuls : les organisations d’employeurs qui représentent les entreprises exportatrices du Québec, telles que Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), deviennent des partenaires précieux et incontournables.

 


 

Février 2017 / Entrevue avec M. Éric Marquis, Délégué général du Québec à Chicago

 Éric Marquis 

 Délégué général du Québec à Chicago

 Délégation du Québec à Chicago

« LA GLACE CASSE VITE ENTRE LES QUÉBÉCOIS ET LES GENS DU MIDWEST ». 

Entrevue d’Éric Tétrault avec le Délégué du Québec à Chicago, Éric Marquis.

ÉRIC TÉTRAULT - Eric, on parle toujours des états de la Nouvelle-Angleterre lorsqu’il est temps d’exporter aux États-Unis. Pourtant, le Midwest est un bon marché.

ÉRIC MARQUI - Oui. C’est un marché de $14 milliards et en pleine croissance. Entre 2010 et 2015, les exportations du Québec ont bondi de 61 %. À titre indicatif, la croissance pour l’ensemble des États-Unis durant la même période fut de 47 %. La Délégation du Québec à Chicago travaille avec plus de 200 entreprises québécoises annuellement. Nos conseillers expérimentés sont bien placés pour aider ces entreprises à réaliser leurs projets américains et découvrir de nouvelles occasions d’affaires.

C’est une économie multisectorielle, où il y a une forte présence de sièges sociaux dans plusieurs secteurs; 40 % des sièges sociaux américains en agroalimentaire sont situés dans le Midwest. Et Chicago, c’est un très grand pôle logistique et un centre de foires. C’est donc une plate-forme majeure pour l’expansion de nos activités vers les États-Unis.

ÉRIC TÉTRAULT - Multisectoriel, ça ressemble beaucoup au Québec ça.

ÉRIC MARQUIS - Oui. Ça explique pourquoi nous y sommes si présents. Nous avons tissé des liens aux plus hauts niveaux avec les gouverneurs de ces états, nous participons régulièrement à leurs événements et leurs foires commerciales, nous discutons de nos grands projets comme la stratégie maritime avec l’Indiana. L’Ohio se spécialise en aérospatiale et en manufacturier. On construit et on innove ensemble. Nos liens sont déterminants sur le commerce : quand on dit que 35 états américains sur 50 ont le Canada comme premier partenaire commercial, cela comprend les 12 états du Midwest, du Michigan et l’Ohio à l’Est jusqu’aux Dakotas à l’Ouest.

ÉRIC TÉTRAULT Est-ce qu’il existe un « road map » particulier pour les entrepreneurs québécois ?

ÉRIC MARQUIS - Pas particulièrement. Mais je conseille deux choses : avoir un service à la clientèle irréprochable, et y mettre le temps. Le Midwest est un marché de proximité pour le Québec : on a tout intérêt à y venir régulièrement pour être compétitif. Pour le reste, il faut savoir que les entrepreneurs du Midwest nous ressemblent : il y a beaucoup d’entreprises familiales, les liens sont informels et la communication est facile. Quand les entrepreneurs québécois et ceux du Midwest se rencontrent, la glace casse vite ! D’ailleurs, la présence au Midwest de nombreux centres de décision dans le commerce de détail a incité la Délégation à développer un nouveau type de mission. On amène des délégations d’entreprises sur le terrain pour rencontrer directement les responsables des décisions d’achat des grandes chaînes d’alimentation (ex. : Kroger, Roundy’s, Meijer’s) et de quincailleries (Menards, Ace, Do-It-Best). C’est une excellente manière de positionner les produits québécois face à la concurrence : ça génère beaucoup de ventes et ça contribue à créer des emplois au Québec. 

ÉRIC TÉTRAULT Il faut quand même percer le marché. Qu’est-ce qui attend l’entrepreneur qui veut le faire ?

ÉRIC MARQUIS - Il y a de grosses chances que votre produit existe déjà. Donc, pourquoi mon produit plutôt que celui-là ? Il faut répondre à de nouveaux besoins. Ipex a conçu une technologie de traitement de l’eau pour une municipalité du Michigan qui a coûté moins cher et permet à cette communauté d’avoir une eau de qualité supérieure aux villes avoisinantes. L’innovation est donc une clé du succès. Faire appel à de bonnes ressources locales est un pas dans la bonne direction. Les aspects légaux sont importants aussi; Et il faut savoir composer avec le Buy American Act qui limite l’accès aux contrats publics. 

Les entreprises québécoises qui souhaitent développer leurs affaires aux États-Unis et dans le Midwest en particulier ne doivent pas hésiter à faire appel à la Délégation de Chicago pour les appuyer. Elles auront accès à une équipe dédiée qui pourra leur offrir un accompagnement adapté à leurs besoins et à leurs objectifs. 

MEQ remercie Export Québec, une unité du Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation pour sa précieuse collaboration. 

Pour plus d’information sur les activités et les services d’Export Québec :  www.export.gouv.qc.ca
   
   

Janvier 2017 / Entrevue avec M. Michel Audet, Délégué général du Québec à Bruxelles

Michel Audet

Délégué général du Québec à Bruxelles

Délégation du Québec à Bruxelles

 

« ON NE SE SERT PAS SUFFISAMMENT DE NOTRE BONNE RÉPUTATION »

Le délégué du Québec à Bruxelles voit de nombreuses opportunités pour les entreprises québécoises avec l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec l’Europe. Il a gentiment accepté de répondre à nos questions.

ÉRIC TÉTRAULT – On sent un repli nationaliste en Europe. Avec le « Brexit », l’Italie, et peut-être d’autres bientôt, les entrepreneurs devraient-ils attendre un peu ou investir en Europe maintenant ?

MICHEL AUDET – Il n’y aura jamais de bon moment. La géopolitique est complexe en Europe et elle bouge constamment. Regardez la crise des migrants par exemple, on ne sait pas de quoi serait fait l’avenir.  Nous devons par contre voir les opportunités. Après sa sortie de l’Europe, le Royaume-Uni doit déterminer sa position face au Marché commun. Il devra établir des relations bilatérales selon le modèle de l’AECG, entre autres avec le Canada. En Italie, je le vois surtout comme un sursaut de nature constitutionnelle. C’est un peuple de commerçants. L’Europe est notre deuxième marché d’exportation après les États-Unis,  et il est en croissance. C’est un marché mature, mais avec un potentiel de croissance, de stabilité et de prévisibilité.

ÉRIC TÉTRAULT – Comment les entrepreneurs québécois sont-ils perçus là-bas ?

MICHEL AUDET – Comme des pragmatiques. Des gens pas compliqués, honnêtes et fiables. Cela nous sert bien dans les Pays-Bas et en Allemagne, par exemple. En France, notre premier marché en Europe, il faut un peu plus de rhétorique quelquefois, mais nous sommes capables aussi de jouer sur ce registre. Les Européens savent que nous sommes une économie de PME qui connaît ses marchés. Ils sont impressionnés aussi par l’écosystème de nos créneaux d’excellence. Ils voient bien que dans l’aéronautique, on a l’université pour former l’ingénieur, le cegep pour former le technicien, le support de l’État et le réseau de fournisseurs. On ne se sert pas assez de notre bonne réputation en Europe.

ÉRIC TÉTRAULT – Justement, quelles sont les opportunités qui vous apparaissent les plus prometteuses dès la mise en vigueur de l’accord ?

MICHEL AUDET – J’étais en Gaspésie l’été dernier. Un transformateur de produits de la mer me disait qu’il allait payer 18% de moins sur chaque crevette exportée en Europe. Les secteurs où les tarifs étaient les plus forts sont intéressants. Le secteur de l’énergie a aussi beaucoup de potentiel. C’est un enjeu-clé ici. Avec l’abandon du nucléaire en Allemagne et la pression sur la Belgique et la France pour en faire autant, ceux qui auront des solutions en transition énergétique, en stockage, en optimisation et en redistribution ont un marché. Je pense ici à Hydro-Québec et à tout le secteur de l’énergie et de l’économie verte au Québec. Dans nos créneaux, il y a de grandes opportunités pour l’agroalimentaire et les sciences de la vie. Et il faut miser sur nos points forts. La Belgique (Anvers) et les Pays-Bas (Rotterdam) ont les deux plus grands ports en Europe. Il y a des besoins en logistique et en transport. Nous échangeons d’ailleurs beaucoup avec eux dans le contexte de notre stratégie maritime. Et puis il y a une multitude de PME de services en TI qui pénètrent les marchés européens par plusieurs portes d’entrée différentes. 

ÉRIC TÉTRAULT – Dans mes visites sur le plancher au Québec, je n’ai pas senti d’enthousiasme débordant pour l’Europe. On me parlait surtout des États-Unis, surtout avec les changements à la présidence. Comment faire pour susciter un peu plus d’engouement ?

MICHEL AUDET – Je suggère de faire connaître les opportunités par secteur. Il nous faut des analyses plus pointues. Les entrepreneurs québécois verront mieux les opportunités en fonction des secteurs qui seront les plus impactés positivement par l’AECG.

Michel Audet a gracieusement accepté de collaborer avec nous sur une base régulière. Ses propos seront diffusés dans notre infolettre. MEQ remercie Export Québec, une unité du Ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation pour sa précieuse collaboration. 

Pour plus d’information :  Export Québec / AECG  

Contact :
Marc Fillion | Responsable AECG
Direction des marchés de l’Europe / Export Québec
514 499-2199, poste 3162
marc.fillion@economie.gouv.qc.ca


Décembre 2016 / L’Accord Canada-Union européenne en voie d’adoption

Pierre Marc Johnson

Avocat conseil

Lavery

 

L’Accord économique et commercial global signé le 30 octobre dernier par le Canada et l’Union européenne (l’«Accord» ou l’«AECG») vise à stimuler l’économie de part et d’autre de l’Atlantique par la libre circulation des marchandises, des services, des personnes et du capital ainsi que par la mise en place d’un cadre de coopération.

L’Accord vise les règles et conditions d’accès aux marchés des biens et des services, et couvre aussi les questions d’investissement, des marchés publics, de l’environnement, de la propriété intellectuelle, de la coopération règlementaire et de la mobilité des personnes.

Quoique les économies du Canada et de l’Union européenne soient déjà relativement ouvertes, certains tarifs en vigueur à l’heure actuelle freinent le développement des échanges commerciaux. L’AECG entend accélérer le commerce entre l’Europe et le Canada en abolissant tous les tarifs industriels et presque tous les tarifs agroalimentaires. L’entrée en vigueur de l’Accord sera probablement effective en 2017 : cela signifiera l’abolition de plus de 98 % des tarifs. Quelques tarifs industriels seront maintenus pour des périodes de 3 à 7 ans et subsisteront quelques tarifs agricoles de part et d’autre notamment ceux visant la protection du système de gestion de l’offre en matière agricole au Québec.

Outre l’élimination de presque tous les tarifs douaniers, les entreprises exportatrices canadiennes profiteront des nombreux autres avantages de l’Accord : ouverture des marchés publics et réduction d’obstacles techniques au commerce. C’est entre autres le cas des mesures douanières, des barrières techniques et de l’application des règles d’origine. Les entreprises pourront par ailleurs, en sol canadien, faire tester et certifier leurs produits en vertu des normes européennes, leur évitant ainsi les coûts des voyages transatlantiques pour réaliser des essais techniques sur leurs produits.

L’AECG bénéficiera en outre au commerce transatlantique par des règles qui facilitent la mobilité des personnes en recherche de marchés ou d’acquisitions ou à l’intérieur des entreprises et par la mise en place de comités facilitateurs du commerce. L’AECG intègre aussi des dispositions visant à assurer la promotion, la protection et la stabilité du cadre touchant les investissements faits par les investisseurs d’une partie à l’Accord sur le territoire de l’autre partie.

Au Canada, c’est plus d’une PME exportatrice sur cinq qui fait affaire avec l’Union européenne. La valeur ainsi que la part relative des exportations réalisées par les PME ont plus que triplé depuis les quinze dernières années, ce qui laisse entrevoir de nombreuses possibilités de partenariats et plusieurs occasions d’affaires.

Le processus de ratification est en cours et l’AECG devrait entrer en vigueur en 2017. Dans l’intervalle, les entreprises canadiennes doivent impérativement se préparer et se tourner vers les marchés européens qui, par leur taille, leur diversité et leur richesse, représentent une occasion exceptionnelle de développement.

 


Novembre 2016 / Changer votre mode d'expédition avec CN

Jérôme Lavoie

Directeur de comptes

CN

 

Changer votre mode d'expédition avec CN

Le CN est peut-être connu pour son chemin de fer, mais cela ne représente qu'une partie de nos activités. Tous les jours, nous faisons affaire avec des entreprises de toutes tailles pour acheminer des marchandises diverses : betteraves, baignoires, etc. Le transport intermodal n'est qu'un des modes d'expédition que nous utilisons. Nous pouvons offrir des services de porte-à-porte pour expédier vos envois grâce à notre parc de camions et à nos conteneurs d'expédition. Nous pouvons aussi mettre vos marchandises à bord d'un train du CN à destination des marchés mondiaux.

Jérôme Lavoie, directeur de comptes au CN, répond à quelques-unes des questions qui nous sont posées au sujet du CN.

Q : Une petite ou moyenne entreprise peut-elle confier des envois au CN?

R : Assurément. Il n'est pas nécessaire d'être une grande entreprise pour expédier par train. Par ailleurs, tous les détaillants et fabricants se trouvant dans un rayon de 500 kilomètres de l'un des terminaux intermodaux de notre division CNTL, peuvent profiter de notre service de transport de porte-à-porte par camion. Notre réseau comprend 21 terminaux stratégiquement situés en Amérique du Nord, ainsi que des points de desserte par camion exploités par CNTL, dans différents secteurs clés.

Q : Quelle est la différence entre un envoi en wagon complet et un envoi intermodal?

R : Quand vous appelez au CN, nous vous posons la question suivante : s'agit-il d'un envoi en wagon complet ou d'un envoi intermodal? Et voici la réponse : si vous n'êtes pas desservi directement par rail, vous êtes alors un client de l'intermodal. Si votre entreprise ne dispose pas d'une voie ferrée accessible par le CN ou par l'un de ses partenaires ferroviaires, vos envois doivent être expédiés en régime intermodal. Et même si vous n'avez qu'un conteneur à envoyer, le service de porte-à-porte du CN peut assurer l'expédition de ce conteneur jusqu'à sa destination.

Q : Où sont les terminaux intermodaux?

R : Si vous êtes une entreprise, nous ne sommes probablement pas très loin. Le CN est stratégiquement situé près des principaux carrefours d'activités industrielles et des grands centres de distribution sur les marchés de détail au Canada. Nous comptons 21 terminaux intermodaux en Amérique du Nord.

Q : Notre vaste réseau ferroviaire relie trois côtes maritimes et compte plus de 33 000 kilomètres de voie ferrée. Qu'est-ce que cela signifie pour vous?

R : Le CN peut accéder à 75 % du marché nord-américain. Notre réseau prend la forme d'un Y qui s'étend de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse et jusqu'au golfe du Mexique. Le CN et les CFIL partenaires peuvent transporter vos envois jusqu'à Mexico.

Q : Comment mon envoi passera-t-il d'un camion CN à un train CN afin d'être chargé sur un navire à conteneurs?

R : Le CN offre des services de transport complets. Le CN dessert de nombreux ports importants tels que le port de Vancouver, le port de Prince-Rupert, le port de Montréal, le port d'Halifax, le port de Mobile et le port de La Nouvelle-Orléans. Ces ports donnent accès aux différents marchés mondiaux, par l'entremise de compagnies maritimes. Le CN travaille en collaboration avec les clients, les ports et les compagnies maritimes tout au long du processus.

Vous pouvez également vous renseigner auprès de l'équipe du CN pour savoir comment tirer profit de l'un ou l'autre de nos services à valeur ajoutée, tels que le dédouanement ou les services d'expédition transitaire.

 


Août 2016 / Une culture de formation forte : un impact direct sur la productivité 

Marc Labrie

Président

HumEng International

 

La dégradation des équipements et des systèmes de formation :

Tout comme les pompes flanchent, les machines rouillent et les rouleaux se fendillent, les compétences des employés et les systèmes de formation deviennent désuets. Imaginons un instant que l'on modifie des équipements sans réviser, sans avoir identifié les causes fondamentales d'un problème et sans savoir si le problème ne reviendra pas, ce serait insensé. Alors pourquoi le faire en formation?

Plusieurs entreprises utilisent le compagnonnage comme moyen de prédilection en formation. Sachant que les industries québécoises se comparent aux industries nord-américaines dans ce domaine, nous pouvons nous fier aux résultats des études qui démontrent que 85% de cette formation est si mal faite que le rendement en souffre de façon quantifiable. La façon traditionnelle de faire le jumelage est de : 

  • Suivre Roger durant sa journée de travail sur une plus ou moins longue période soit de quelques heures à quelques semaines,
  • De l'observer,
  • D'apprendre par essais et erreurs.

Cette façon ne répond pas aux besoins des entreprises d'aujourd'hui. De plus, le secteur manufacturier a besoin d'employés capables de résoudre des problèmes ou faire du dépannage. Pour ce faire, il est nécessaire de maitriser et de renouveler un amalgame d'habiletés de savoir et de faire.

Il est évident que l'industrie manufacturière a besoin autant d'une nouvelle stratégie de développement de la main-d'œuvre en continue organisée, professionnelle et enracinée dans le savoir et le faire, que d'un financement  multipartite.  

Défis et solutions

Les usines font face à de multiples défis et à de nombreux obstacles qui gênent l'accroissement de la productivité. Si certains d'entre eux sont hors de leur contrôle, d'autres, dont les suivants, peuvent trouver solution.

Défis/obstacles

  • Augmentation nécessaire de la productivité pour rester dans la compétition
  • Perte de savoir-faire pour cause de retraite, restructuration, compétition accrue et /ou maladie
  • Diminution du budget d'exploitation, donc de l'enveloppe disponible pour la formation
  • Travailleurs en poste, ayant des lacunes de formation et de qualification
  • Faire plus avec moins, dont rentabiliser les investissements en développement de la main-d'œuvre

Solutions

Voici des pistes de solutions pour s'attaquer à ces défis :

  • Une structure standard de mesure des compétences en lien avec les rendements attendus
  • La disponibilité d'un curriculum de formation mixte et modulaire
  • La formation en jumelage (OJT) structurée
  • Promouvoir le statut professionnel de la fonction de formation
  • Optimiser l'utilisation des technologies de l'information

Il a été démontré par le conférence board du Canada qu'une culture de formation forte a un impact direct sur la compétitivité. Dans ce contexte, nous avons tous à nous retrousser les manches en matière de développement des compétences et en formation, afin de devenir plus compétitifs. En bout de ligne, il faut comprendre les enjeux reliés aux travailleurs et aux emplois.


 

Juin 2016 Téléchargez le guide gratuit de Gaz Métro et apprenez-en plus sur les différents enjeux que votre entreprise pourrait rencontrer : 

  • Obtenir du financement
  • Planifier la relève 
  • Réduire les coûts intelligemment
  • Saisir les opportunités numériques
  • Recruter et retenir les employés en région


Avril 2016 / Exportation : les nouveaux défis des manufacturiers québécois

Dyanne Carenza

Vice-présidente, Services bancaires aux entreprises et International

Banque Nationale

 

Pénurie de main-d'œuvre qualifiée, concurrence des économies émergentes, croissance économique au ralenti... Les défis auxquels font face les exportateurs manufacturiers du Québec sont nombreux. On en discute avec Dyanne Carenza, vice-présidente, services bancaires commerciaux et international à la Banque Nationale et Éric Tétrault, président de Manufacturiers et Exportateurs du Québec. 

Les nouveaux marchés en tête de liste

Pour Éric Tétrault, le plus grand défi des entreprises exportatrices du Québec est l'ouverture des marchés qui se prépare. « Quand l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne ainsi que le Partenariat transpacifique entreront en vigueur, les règles du jeu vont changer complètement, dit-il. Nous allons devoir atteindre un niveau supérieur d'excellence. Les entreprises d'ici doivent réfléchir dès maintenant à leur positionnement dans ce nouveau contexte. » 

Dyanne Carenza estime pour sa part primordial de s'attaquer à notre dépendance au marché américain : « Il y a eu des progrès, mais ce n'est pas assez rapide. Les Québécois ont une très bonne réputation à l'étranger. Ils sont vus comme des entrepreneurs innovateurs, très agiles et dotés d'un bon sens relationnel. Il faut tirer profit de cette réputation et miser sur nos expertises pour percer dans de nouveaux marchés. » 

Elle fait également valoir qu'à la différence des accords de libre-échange précédents, surtout favorables aux grandes entreprises, les accords en cours de négociation sont nettement plus prometteurs pour les PME. « Et le Québec, c'est une économie de PME », rappelle Éric Tétrault. 

Travailler sur l'innovation

Formidablement créatifs, les Québécois doivent continuer de faire des progrès dans la mise en marché des produits. Un certain retard touche actuellement les processus, la logistique et la commercialisation, selon Dyanne Carenza.

« Là où le bât blesse particulièrement, c'est en matière d'automatisation et de robotisation des processus, ajoute Éric Tétrault. Nous sommes aussi en retard en ce qui a trait à la numérisation et à l'adoption des nouvelles technologies, ce qui entraîne un retard en productivité. » Il donne en exemple les imprimantes 3D : nombre d'entreprises en possèdent, mais peu d'entre elles exploitent le plein potentiel de ces instruments. 

Éducation : coopérer et revaloriser

Pour relever ces défis, les manufacturiers et exportateurs québécois doivent pouvoir compter sur une main-d'œuvre qualifiée, ce qui constitue un défi supplémentaire pour les entreprises d'ici.

« Les emplois manufacturiers changent ; les écoles de métiers ont un rôle à jouer dans cette nouvelle réalité », indique Dyanne Carenza, qui salue la présence croissante de programmes d'études coopératifs, où alternent les sessions sur les bancs d'école et les stages en entreprise.

Éric Tétrault croit également nécessaire de revaloriser les métiers manufacturiers : « Depuis le rapport Parent, on valorise l'université au détriment des métiers. En Europe, c'est beaucoup mieux vu de travailler en usine. » 

La gamme d'emplois à pourvoir dans le secteur manufacturier s'est d'ailleurs diversifiée. Il y en a maintenant pour tous, du détenteur de DEP en soudure au docteur en biochimie, en passant par les techniciens et les bacheliers. 

Les institutions financières, des alliées essentielles

« Pour créer de la richesse au Québec, il faut absolument devenir un exportateur de classe mondiale », affirme Éric Tétrault. 

Les institutions financières sont des alliées de choix pour atteindre cet objectif. « Nous jouons deux grands rôles, explique Dyanne Carenza. D'une part, nous sommes des accompagnateurs. Nous rassemblons des experts capables d'informer les entrepreneurs sur les marchés étrangers qu'ils souhaitent intégrer. D'autre part, nous offrons des solutions de mitigation des risques liés au commerce international. »

« Avec le temps, les institutions financières sont devenues beaucoup plus que de simples prêteurs, souligne Éric Tétrault. Ce sont aujourd'hui de véritables comités consultatifs et des partenaires essentiels à la croissance des entreprises. » 

Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) se réjouit de pouvoir compter sur de tels partenaires pour aider les entreprises d'ici à se tailler une place dans une économie mondiale en pleine reconfiguration.


Mars 2016 / Est-ce que le succès de votre entreprise est une question de chance ?

François Prud’homme 

Associé, EY

 

EY a le privilège de travailler avec des entreprises dynamiques et en croissance. Plusieurs d’entre elles sont passées d’entreprises émergentes à des leaders de calibre international en seulement quelques années. Et nous savons que les véritables leaders créent leur propre chance.

EY a  récemment sondé plus de 250 entreprises qui sont des têtes de file dans leur secteur d’activité.  Les analyses des résultats de ce sondage démontrent que chacune d’entre elles présentait un important point en commun : une vision et une stratégie à l’égard des «sept piliers de la croissance».  Voici les sept piliers identifiés :

  1. Les gens, les valeurs et la culture de l’entreprise ;
  2. Le monde digital, la technologie et l’analyse des données ;
  3. Les opérations ;
  4. Le client ;
  5. Le capital et les finances ;
  6. Les transactions et les alliances ;
  7. Le risque.

Les meilleures entreprises, quel que soit leur domaine d’activité, mettent généralement le client au cœur de leur stratégie d’affaires.  Dans le secteur manufacturier, c’est particulièrement important. L’innovation, la qualité à prix raisonnable et la compréhension des goûts des clients sont souvent ce qui distingue les meilleurs manufacturiers de leurs compétiteurs. L’étude nous apprend qu’il ne faut pas négliger les autres piliers de la croissance. Ceux qui ont su faire leur chance ont investi dans chacun des « sept piliers de la croissance » de façon stratégique. 

Apprenez à devenir chanceux. Lors de la série d’évènements « Caravane Manufacturière », organisée par Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) dans les prochains mois, les professionnels d’EY présenteront les facteurs de succès identifiés chez des leaders de l’industrie manufacturière. Ils aideront les participants à situer leur organisation par rapport à celles qui ont su prendre les devants.  


Février 2016 / Prendre de l'avance en investissant dans nos gens - un gage de succès ! 

Paola Mara

VP, Développement Corporatif , Proaction

 

La productivité, la performance, l'optimisation... termes galvaudés, peut-être... mais n'en demeurent pas moins d'actualité.  Dans une ère de globalisation des marchés, de fluctuation du huard, de crise économique et même de changements climatiques, les entreprises et les organisations se doivent d'assurer performance, flexibilité tout en sachant s'adapter.  Il appert indéniable de devoir moduler la gestion et la prise de décision de manière à ce qu'elles s'adaptent rapidement aux nouvelles données du marché et ceci inclut évidement d'être compétitif et lucratif. S'adapter et se renouveler passe nécessairement par le rehaussement des habiletés de gestion, par le leadership, l'engagement et la capacité à amener l'organisation dans son ensemble à se mobiliser vers un objectif commun. Qu'en est-il donc sur le terrain de ces capacités de gestion ?  Sommes-nous à la hauteur des besoins ?  

Des études qui touchent plus de 9000 gestionnaires, sur un échantillonnage de plusieurs pays, révèlent sans contredit que plus de 60% des gestionnaires n'ont pas les capacités, ni les connaissances de base pour assumer leur rôle de gestionnaire, surtout lorsque l'on parle des gestionnaires de premier niveau ; ceux qui gèrent directement les ressources humaines et matérielles d'une organisation, qui souvent représentent la masse critique de l'organisation.  Qu'en est-il de ce rôle de gestionnaire de premier niveau ?  Force est d'admettre qu'il n'existe pas de formation académique axée et orientée vers la gestion des équipes de travail.  Dans les faits, ce sont les employés hyper performants qui sont promus à des positions de gestionnaire et c'est cette même expertise qui leur confère un leadership technique qui leur permettra souvent de briller pendant un certain temps. 

En effet, il semble que l'influence de ce type de leadership (technique) peut durer 100 jours... après quoi il est primordial d'avoir des qualités et des connaissances managériales appropriées pour "gérer" les ressources de façon optimale ; c'est-à-dire devenir une ressource qui assure le coaching, qui guide, qui motive et qui mobilise ses employés et qui les amène à optimiser les opérations. Toujours en lien avec des études terrains effectuées depuis plus de 10 ans, il est devenu évident qu'il existe une corrélation directe entre les capacités managériales du gestionnaire et les performances opérationnelles de son secteur. 

En effet, la mise en relation des performances de certains indicateurs clés, tels que le TRG ou plus simplement le pourcentage de productivité évolue plus souvent qu'autrement en corrélation avec les aptitudes du gestionnaire de premier niveau à bien encadrer son équipe en lui offrant une communication claire et précise des objectifs à atteindre, mais aussi en l'engageant dans l'identification des aléas et dans la résolution des problèmes qui empêchent l'atteinte des objectifs.  Plus précisément, ces études montrent qu'une amélioration du modèle de gestion d'environ 15% peut avoir des retombées de l'ordre de 20 à 30% sur les résultats opérationnels, et ce en très peu de temps. Sans compter les retombées sur la culture organisationnelle qui n'est pas quantifiable monétairement à court terme mais qui permet d'offrir un environnement de travail stimulant tant pour les employés que pour les gestionnaires, et qui aura nécessairement un impact sur la stabilité et sur la rentabilité. 

Les entreprises qui l'ont compris ont assurément une longueur d'avance quand vient le temps de se faire une place dans le palmarès des entreprises les mieux gérées.

 


Décembre 2015 / Pas de récession, pas de reprise

David Watt

Économiste en chef, Banque HSBC Canada

 


La croissance économique sera lente en 2015 et elle ne s'annonce pas plus vigoureuse en 2016. Telle est la principale conclusion à laquelle nous en venons dans notre dernier bilan des perspectives économiques. Plombé par la chute des prix du pétrole qui ne stimulent pas la consommation et par des exportations décevantes, le Canada devrait afficher une croissance du PIB d'à peine 1% en 2015 et de 1,9% en 2016. Ces taux sont inférieurs à ceux que l'on observe aux États-Unis et dans le monde industrialisé en général. Bien que la Réserve fédérale américaine envisage toujours de relever les taux, on ne s'attend toutefois pas à ce qu'elle procède avant un bon moment.


Conséquence de ce climat où on ne prévoit ni récession ni reprise, les manufacturiers et exportateurs demeurent prudents. Pour l'instant, la faiblesse du dollar canadien ne redonne pas automatiquement confiance aux fabricants et ne donne aucun avantage concurrentiel. Il devient donc de plus en plus nécessaire de stimuler le commerce, notamment au moyen des ententes de libre-échange auxquelles le Canada vient d'adhérer avec l'Union européenne ainsi que les pays membres du Partenariat transpacifique. Actuellement, le Canada compte 51 partenaires au moyen d'accords en vigueur, ou d'ententes conclues, qui doivent être ratifiées.

Mais, pour profiter pleinement de ces ententes, les entreprises canadiennes et québécoises devront être plus concurrentielles. En effet, nous éprouvons encore beaucoup de difficulté à être compétitifs en raison des dépenses en R et D inférieures à l'ensemble des pays de l'OCDE. Nous sommes loin derrière les pays tels les États-Unis, l'Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, la Suède et le Danemark. Un autre constat est également décevant, en comparaison avec les pays de l'OCDE nous figurons en bas de la moyenne. Notre activité manufacturière demeure inférieure à celle des Américains, en raison d'obstacles concurrentiels persistants. Quant à la part du Canada dans les importations américaines, elle demeure à 14% sous le Mexique, maintenant deuxième à 15%. La Chine demeure en tête avec 25%.

L'inflation devrait être inférieure à 2% au cours des deux prochaines années. Quant à la politique monétaire, un assouplissement quantitatif est improbable, mais ce n'est pas exclu.

 


Novembre 2015 / Le Mexique surpasse maintenant le Canada comme deuxième exportateur vers les États-Unis

Éric Tétrault

Président de MEQ

 

Jusqu'à quel point l'économie mexicaine est-elle en croissance ? Assez pour devenir récemment le deuxième exportateur en importance vers le marché américain, derrière la Chine largement en avance, mais devant le Canada.

Bien sûr, l'implantation d'une industrie de la fabrication automobile y est pour beaucoup. Le Mexique est désormais le quatrième producteur mondial derrière des puissances comme l'Allemagne et le Japon. ‎Mais il y a justement des raisons à cela.

Le Mexique compte sur des atouts appréciables. D'abord, il est dépendant de l'économie américaine, dont la croissance est peut-être moins spectaculaire que les pays avec une économie en émergence, mais beaucoup plus stable, ce que recherchent l'industrie lourde et les gros investisseurs. Il peut aussi compter sur un bassin presque infini de travailleurs qualifiés, avec la moitié de sa population de 120 millions sous les 25 ans. Et puis, ses coûts de production et de transport sont avantageux pour notre marché continental.

Les entreprises sont d'ailleurs de plus en plus nombreuses à effectuer leurs dépenses en recherche et développement au Mexique, car il est avantageux de le faire près des sources de production.

J'ai participé il y a quelques semaines à la mission commerciale du Québec à Mexico. Le gouvernement mexicain est très ouvert au commerce. L'objectif principal est de favoriser la croissance rapide de l'économie.

Manufacturiers et Exportateurs du Québec y accompagnait 19 de ses entreprises membres. Plusieurs provenaient du secteur de la transformation alimentaire, qui connaîtra un essor sans précédent avec les ententes de libre-échange ‎avec l'Europe et maintenant les pays membres du Partenariat transpacifique.

Nous avons également discuté avec les autorités canadiennes en place des stratégies d'implantation d'acteurs importants de notre économie. Le Canadien National, par exemple, est en mesure d'offrir une logistique de transport clé en main du Canada au Mexique. Bombardier et CAE continuent de faire du développement d'affaires là-bas. ‎C'est le cas également de Novatek International, Innergex et Boralex avec qui j'ai eu le plaisir d'échanger sur place.

Nous devons intensifier nos échanges avec le Mexique. Seulement 2 % de ses exportations sont destinées au Canada; ce chiffre est de 88 % pour les États-Unis !

Le Mexique est la 12e économie mondiale, elle sera la septième en importance en 2020. Le pays vient d'ouvrir son secteur de l'énergie au secteur privé. Il se prépare ‎à investir massivement dans ses infrastructures, comme les infrastructures de transport (aéroport, routes), et de logistique (ports).

MEQ accompagnera les entreprises dans leurs échanges avec le Mexique.

 


Octobre 2015 / Osez la réussite 

Marie-Ange Bourdon

PDG et fondatrice, Cercle Gouvernance,

Diversité, Prospérité (GDP)

 

Les comités consultatifs sont reconnus comme un outil appréciable à la disposition des entrepreneurs pour assurer leur réussite et la croissance de leur entreprise. 

En effet, dans une étude publiée par la BDC en 2014, il est mentionné que « les comités consultatifs ont un impact important sur la performance financière des entreprises, mais que seulement 6 % des petites et des moyennes entreprises (PME) canadiennes en ont un ». Très peu passent à l’action. Plusieurs raisons peuvent justifier ces résultats.

Entre autres choses, les entrepreneurs ne vont pas au-delà de leur intention de créer un comité consultatif, car ils sont souvent freinés par les questionnements suivants :

• Comment procéder ?
• Par où commencer ?
• À qui s'adresser ?
• Quelles sont les étapes à réaliser (selon quelle séquence) ?
• Quels sont les outils disponibles ?

Nous avons constaté que pour plusieurs entrepreneurs, le fait de voir un autre chef d'entreprise mettre en place une telle initiative est un élément déclencheur qui les poussent à faire même. Le contrôle qu'ils exercent sur le processus ainsi que l'attrait de tous envers le projet, les aider également à commencer à entamer les démarches de création.

Il faut que l'entrepreneur ait un engagement réel de se doter d'un comité et qu'il s'y engage à fond. C'est ce qui fait la différence entre réussir ou échouer.
Voici les principales raisons invoquées pour remettre à plus tard la création d'un comité consultatif :

• Ce n'est pas le bon moment
• Nous sommes en gestion de crise
• Mettre en place un comité demande beaucoup de temps dont je ne dispose déjà pas
• Je n'ai pas un réseau adéquat pour créer un comité
• La préparation et le suivi des réunions demandent que j'y consacre beaucoup de temps

Il est toutefois dommage d’observer une réticence face à la formation de ces comités. Diverses études démontrent qu’il y a un retour sur investissement. D’ailleurs, la BDC a publié les résultats suivants : entre 2001 et 2011, en moyenne, les ventes annuelles et la productivité respectives des PME ayant un comité consultatif étaient de 24 % et de 18 % plus élevées que celles des PME n’en ayant pas.

L’étude le confirme, « …les dirigeants considèrent que les avantages qu’apporte le comité consultatif compensent largement les efforts investis dans sa mise sur pied. Ils n’hésiteraient pas à le refaire si c’était à recommencer ».  

Nous constatons que les entrepreneurs qui vont de l’avant et qui réussissent sont ceux qui ont un engagement réel de se doter d’un comité, ils s’y engagent à fond et ils sont accompagnés dans leur démarche. C’est ce qui fait la différence entre réussir et échouer.

De plus, le fait de voir un autre chef d’entreprise mettre en place une telle initiative est un élément déclencheur qui les pousse à faire de même. 

Le Cercle GDP se consacre exclusivement à la création, l’optimisation et le soutien de comités consultatifs auprès des dirigeants de PME. Dans le cadre de ses activités, le Cercle est souvent invité à participer à différents événements tels que des présentations et débats, afin de faire la promotion des comités consultatifs comme un avantage stratégique pour tout entrepreneur désireux de passer à une prochaine étape pour croissance de son entreprise.

 

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